Dès le début les propriétaires étaient intéressés par le concept du jardin naturel. Leur terrain avait été une prairie pour moutons. Ses 40 ares entre les champs le prédestinaient presque pour ce type de jardin. Le jardin a été aménagé en plusieurs phases depuis 2004.
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La première phase était la plantation des haies libres et bandes boisées pour atténuer les vues moins désirables. L’exécution en phases permet d’étaler les frais et offre une plus grande flexibilité. Les grandes lignes sont fixées au départ mais tout le reste est modulaire. Le résultat final correspond généralement mieux aux attentes du client. Même pour de grands projets de construction on adopte de plus en plus souvent cette méthode de travail graduelle.
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Nous essayons toujours d’éviter une fermeture visuelle complète. Qui voudrait vivre dans une prison ?
L’aspect d’une haie mixte et non-taillée est tellement plus gai qu’une haie taillée et en « monoculture ».
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Des vues moins désirables |
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Des percées sont intégrées dans les écrans verts partout où les vues le permettent
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La prairie est fauchée deux fois par an avec une barre faucheuse et la coupe de l’herbe est compostée. Le terrain avait été engraissé auparavant par l’élevage intensif de moutons. D’où une herbe très vigoureuse exempte de fleurs de prairie.
Le régime de fauche a diminué graduellement la croissance de l’herbe et spontanément quelques fleurs ont fait leur apparition..
En 2009 nous avons semé et planté une sélection adaptée de fleurs sauvages afin d’accélérer le processus.
Une famille de faisans a déjà niché dans l’herbe haute au grand plaisir des enfants.
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La deuxième phase était l’aménagement du gazon et des sentiers engazonnés. Nous aurions préféré une prairie plus grande et un gazon plus petit mais les propriétaires l’ont voulu ainsi. Le gazon n’est ni fertilisé ni traité. Nous avions averti les propriétaires de la suite et ils sont venus…les mulots et les taupes. Fini le gazon plane. Lorsqu’on est entouré de champs, la lutte contre ces animaux est perdue d’avance. Il vaut mieux accepter la cohabitation.
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La troisième phase était le parking engazonné pour les invités. Au lieu d’utiliser des dalles d’armature en plastique, nous avons choisi une ancienne technique allemande à base de concassé de briquaillon. Recyclage oblige ! Lors de la rénovation de la toiture même les anciennes tuiles ont pu être utilisées dans les fondations du parking. |
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Le parking est prêt ! |
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Voilà l’évolution -qui n’est pas terminée- d’un jardin attrayant en toutes saisons, qui fleurit, qui sent bon et qui abonde de vie.
Ici les plantes ont plus de liberté que dans un jardin standard. D’où un aspect toujours différent.
Aucune année aucune saison ne sera comme une autre.
L’ennui n’existe pas.
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